La peur d’échouer

La peur d’échouer

C’est fou comme on se limite parfois, par peur d’échouer, de se lancer dans l’inconnu.

Vous êtes vous déjà freiné de tester quelque chose de simple juste parce que dans votre tête, vous vous êtes dit que c’était trop compliqué et avez préféré opter pour la solution de facilité à la place ? Ça peut être un geste anodin du quotidien, comme une grande décision de vie.

Je me suis fait cette réflexion, la première fois que j’ai coupé un ananas en octobre dernier. J’en ai souvent vu des ananas sur les étales. Je trouve ce fruit à la fois beau et bon. Mais dans mon esprit, couper un ananas c’était trop compliqué. « Oui mais la peau doit être très dure », « Puis en plus après il faut le nettoyer », « c’est quand même plus simple de prendre une boite d’ananas déjà prêts »! C’est idiot non ? Rechigner à l’idée de couper un simple ananas.

Et puis, quand je me suis lancée dans les smoothies verts, comme par hasard, pratiquement toutes les recettes que je voulais tester contenaient de l’ananas. J’allais quand même pas utiliser de l’ananas en boîte à chaque fois ? Ça contient pas mal de sucres rajoutés et le but de mon green smoothie matinal était d’avoir une habitude saine et non pas de rajouter du sucre à mon alimentation.

J’étais donc devant un dilemme, zapper toutes les recettes à base d’ananas (ça aurait été bien dommage), utiliser de l’ananas avec du sucre rajouté (bof bof) ou me décider à enfin acheter un ananas et le couper moi-même !

Vous vous doutez bien que j’ai opté pour cette dernière option. Après avoir visionné deux vidéos YouTube rapides sur le découpage d’un ananas, dont une avec un très sympathique accent québécois, je me suis lancée à mon tour, armée de mon couteau à pain et ma planche en bois. Et vous savez quoi ? C’était vraiment pas si difficile que ça. J’avais vu ce geste tellement de fois à la télévision que le reproduire était un jeu d’enfant.

Et là vous vous dites, mais elle est sérieuse de nous parler de tout ça alors qu’elle a juste réussi à couper un ananas ? En fait je vous raconte tout ça car à ce moment là j’ai réalisé à quel point je me mettais parfois des freins, même pour des petites choses, alors imaginez pour les grandes décision de vie! Et je suis sûre que c’est le cas pour de nombreux d’entre vous. On a peur de l’inconnu, peur d’être ridicule, peur de se lancer, peur d’essayer car si on échoue, qui pourrait-on blâmer si ce n’est soi-même ? Échouer n’est pas une tare, ça permet d’apprendre et de grandir.

Que ce soit pour couper un ananas, faire du sport, changer de travail, se lever plus tôt le matin pour s’accorder du temps pour soi, on a tous des croyances limitantes qui nous empêchent d’avancer dans la vie. Et je réalise qu’autour de moi, beaucoup de personnes se freinent de faire certaines choses car elles s’en croient incapables ou trouvent qu c’est impossible/trop difficile/nécessite beaucoup de motivation etc.

En ce qui me concerne, je travaille à briser les barrières que mon esprit s’est construit au fil des ans. Dès lors que je me retrouve dans une situation où je rechigne à faire une chose parce que j’ai peur, je me pose la question suivante : « Pourquoi as-tu peur de le faire? Quelle est la pire chose qui puisse t’arriver? ».

J’ai fait face à une situation de blocage interne pas plus tard qu’il y a deux semaines. J’ai testé le kayak-polo pour la première fois de ma vie. Je n’étais pas tout à fait rassurée, car j’avais peur de tomber à l’eau. Je sais nager pourtant. Mais je me fixais là dessus. Et puis, pendant l’entraînement on a fait un exercice où il a fallu aligner nos kayaks et les garder en ligne. Le dernier de la file devait monter sur l’avant ou l’arrière des kayaks des autres et devait aller faire la bise au dernier de la file. Forcément ma première réflexion a été « NOOOON, certainement pas!!! ». Début des croyances limitantes. « Je ne suis pas capable de le faire ». « Si je me lance, je vais me vautrer ». « De toute façon je n’y arriverai pas, c’est pour les personnes téméraires et moi je ne suis pas courageuse ». Et puis quand mon tour est arrivé, je me suis dit, tant pis merde ! Marre d’être dans la rôle de la femme apeurée. Je me lance et au pire, je tombe à l’eau. Et alors ?

Je me suis donc pliée à l’exercice, réussi à sortir de mon bateau, ramper sur ceux des copains, faire la bise au dernier de la ligne et revenir dans le mien, tout ça sans tomber dans l’eau ! Gros sentiment de fierté, non pas parce que je ne suis pas tombée à l’eau, mais d’avoir faire taire les voix dans ma tête et d’avoir laissé l’audace supprimer la peur du ridicule.

Il n’y a rien de tel que sortir de sa zone de confort pour repousser ses limites mentales. Et vous, comment faites-vous face à vos croyances limitantes ?

2 commentaires

  1. Bravo !
    J’assume parfois de ne pas faire certaines choses car j’ai peur.
    Par contre, je relève d’autres défis et je suis contente.
    Bon week-end, bises.

    • Effectivement le tout est de distinguer si on a peur d’échouer ou une réelle peur (par exemple du vide). Et si c’est le premier cas, il faut se poser la question du pourquoi 😉
      Bon week-end Carole !

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